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Midi de la Pensée libre
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Émission radiophonique

Christophe VAN ROSSOM et Jacques CELS

Orion, de nuit

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Revue n° 2 : Les intégrismes

Toile@penser de la semaine

À propos des intégrismes

Jacques MARX
Secrétaire de l’Institut d’étude des religions et de la laïcité

Si, au cours de ces dernières années, le grand public a eu quelquefois l’attention attirée par le phénomène de l’intégrisme dans l’évolution du catholicisme contemporain, il ignore généralement tout de l’intégrisme historique, celui de l’époque du modernisme. Et c’est dommage, parce que l’approche historique du problème lui révélerait à quel point le terme, et le concept qu’il désigne sont en fait révélateurs d’une mentalité plutôt que d’une idéologie structurée et cohérente. Comme le note Émile Poulat dans son livre Intégrisme et Catholicisme intégral (Tournai, 1969, pp. 78-79), le mot désigne d’abord, au sens strict et premier, un parti politique espagnol fondé vers 1890 sous l’invocation du Syllabus. À l’époque de Léon XIII, son champ d’extension se limite à l’exégèse biblique ; sous Pie X, il désigne tous ceux qui combattent l’ouverture politique et sociale du christianisme. Les intégristes, qui ne se réclamaient pas, alors, de l’« intégrisme », mais du catholicisme romain intégral, confondaient non seulement la dévotion au passé avec la fidélité à l’éternel, mais ils étaient surtout dominés par un état d’esprit dont les mécanismes révèlent un christianisme refoulé et désemparé devant le dilemme de l’acceptation du monde moderne. Dans leur attitude se révélaient à la fois les composantes d’un constat, celui d’une Église vivant littéralement en état de siège, sous l’emprise des forces du mal, et d’un contrat, dont les termes visaient à majorer tout ce qui est détermination par autorité. Or, la question de l’adaptation d’une Église, et de ses structures institutionnelles, à la nouveauté, est loin de se limiter au christianisme. Elle se pose en fait chaque fois qu’à l’intérieur d’un système donné, déterminé par une hérédité historique souvent très lourde, s’introduisent des possibilités de transformation en profondeur. C’est pourquoi l’intégrisme s’enracine presque inévitablement dans la trame sociologique même des religions.

Soucieux de concrétiser, par son activité scientifique et pédagogique, l’élargissement de son domaine d’investigation, l’Institut d’étude des Religions et de la Laïcité de l’Université libre de Bruxelles avait donc décidé de consacrer à l’intégrisme, et à ses multiples aspects, un colloque international. Ce dernier, en raison du caractère très polymorphe de son objectif, devait porter sur un champ d’application très vaste –, encore que limité à l’intégrisme dans les religions du livre –, puisqu’il devait concerner aussi bien le fondamentalisme chrétien, ou la situation de l’intégrisme catholique par rapport aux idéologies d’extrême droite, que les sectes, l’étonnante percée des intégrismes dans l’islam contemporain, oul’ultra-orthodoxie judaïque. S’agissant de dégager affinités et divergences, et de mesurer l’ampleur du phénomène dans les sociétés d’aujourd’hui, la démarche du colloque impliquait évidemment aussi la prise en considération de certaines conjonctures contemporaines.

Le colloque s’est donc donné pour titre L’impact de l’intégrisme religieux sur les sociétés contemporaines et s’est tenu, les 9 et 10 mai 1985, sous les auspices de l’Institut d’étude des Religions et de la Laïcité. Une douzaine d’orateurs, venus de divers horizons, devaient, pendant ces deux journées, confronter leurs vues sur la question, et leurs communications donner lieu à des débats souvent passionnants. La Pensée et les Hommes a bien voulu accueillir les Actes de cette manifestation dans sa nouvelle collection. Qu’elle trouve ici l’expression de notre profonde gratitude. 

Pour lire la revue, cliquez ici

Le harcèlement à l’égard des femmes

Introduction

Latifa AÏT-BAALA
Présidente ILFAC

Ce débat coïncide avec le lancement de la campagne « #100parjour » de la secrétaire d’État à l’Égalité des chances, Elke Sleurs, qui vise à lutter contre les stéréotypes culpabilisants et à inciter les victimes à porter plainte. Une campagne qui s’inscrit dans le cadre du Plan national 2015-2019 de lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre.

Ce débat est organisé par l’ILFAC (Institut libéral de formation etd’animation culturelle). Il s’inscrit dans le cadre de toute une série deréflexions qui sont menées en éducation permanente qui vise notamment à déconstruire des clichés, des préjugés identifiés comme étant des obstacles àla liberté, des obstacles dans les relations humaines au sein de notre société et en particulier dans le cadre des relations hommes/femmes.

Ces préjugés qui forgent les rapports sociaux de sexe sont la cause d’entorses au principe fondamental d’égalité homme/femme ; principe qui constitue l’ADN de notre engagement ! Ni la culture, ni les traditions ou encore les religions ne peuvent justifier les discriminations faites aux femmes.

Ce que nous constatons malheureusement, c’est que ce principe d’égalité est confronté à toute une série de défis et notamment à la question du harcèlement des femmes sur des terrains aussi divers que celui du marché du travail, de l’espace public, dans les transports en commun, dans l’armée, dans le monde politique où d’ailleurs interrogée par le journal Le Soir le 24 mai 2016, Viviane Teitelbaum dénonçait « la loi du silence qui y règne », etc.

Ce harcèlement est un phénomène qui traverse toutes les classes sociales. Il est detous les milieux comme le rappelle souvent Béa Ercolini.

– En Belgique, soixante pour cent des femmes déclarent avoir subi une forme de harcèlement.

– Tous les ans, ce sont quelques quatre mille plaintes qui sont déposées pour violences sexuelles.

Mais ces chiffres aussi importants soient-ils sont bien en deçà de la réalité !

Le 3 janvier dernier, la chaîne de TV France 5 a diffusé un documentaire extrêmement poignant et bouleversant d’Olivier Pighetti, intitulé Le harcèlement sexuel : le fléau silencieux.

Plus proche de chez nous, un travail remarquable de dénonciation du sexisme de rue a été réalisé par Sophia Peters dans son documentaire Femmes de la rue.

Bref, les exemples ne manquent pas, tant le phénomène est alarmant malgré, d’ailleurs, un dispositif législatif existant.

En Belgique, la loi en matière de lutte contre la violence, le harcèlement moral et sexuel au travail de 1996, a été complétée par la loi du 28 février 2014, pour répondre à d’autres formes de harcèlement dont les femmes sont victimes. Et la loi du 22 mai 2014 est venue étendre le champ de la lutte contre le sexisme à l’espace public. Une loi qui par ailleurs a fait l’objetde recours en annulation auprès de la Cour constitutionnelle, au nom de la liberté d’expression. Comme si le harcèlement pouvait être considéré comme relevant de la liberté d’expression !

Alors, dans la pratique, on constate trop peu de plaintes, mais aussi et surtout trop peu de cas de condamnations. La loi telle qu’elle existe ne semble pas adaptée pour lutter contre ce phénomène, parce que l’infraction est bien souvent difficile à prouver. Ne faudrait-il pas renverser la charge de la preuve ?

En attendant, nombreuses sont les femmes traumatisées qui doivent pouvoir se reconstruire !

Pour en lire davantage, cliquez ici

 

 
#LaPenséeetlesHommes

 


Avec le soutien du ministère de la Communauté française
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