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Revue n° 10 :
Quelle religion pour la Révolution ?

Toile@penser

Prêtres assermentés, prêtres réfractaires

Les attitudes du Clergé pendant la Révolution

Alain LOTTÏN
Professeur d’Histoire moderne à l’Université de Lille III
Président de l’Université Charles de Gaulle (Lille III)

     À celui qui s’intéresse à l’histoire d’une ville ou d’un village de France pendant la Révolution, il apparaît que la question religieuse tient une place considérable. Les choix des auteurs de ces ouvrages n’y sont certes pas étrangers. Mais indiscutablement, ceci correspond à une réalité profonde. Le conflit religieux provoqué par la Révolution a marqué durablement l’histoire et la psychologie collective françaises.

     Pourtant, au printemps 1789, on pouvait difficilement parler en France de question religieuse. Les Cahiers de doléances posaient des problèmes importants à propos de l’Église, du système bénéficial et du haut clergé, mais ils ne mettaient pas en cause la religion catholique. Or, deux ans plus tard, non seulement l’Église, mais aussi la population sont coupées en deux : il existe désormais en France une question religieuse et, avec les guerres, celle-ci est exportée dans d’autres pays d’Europe, notamment dans l’actuelle Belgique. Et lorsque le Concordat (1801) semble clore ces temps tumultueux, rien n’est plus comme avant. La puissance économique, le rôle politique et social de l’Église sont considérablement amenuisés. À un clergé de bénéficiers indépendants a succédé un corps de prêtres fonctionnaires beaucoup plus dépendants non seulement de lÉtat, mais de la hiérarchie ecclésiastique. Une Église nationale réputée pour son gallicanisme farouche évolue vers l’ultramontanisme. La déchristianisation et les conflits ont laissé dévastations et mines ; mais plus graves et plus durables sont les conséquences de ces événements sur les mentalités et les esprits. La majorité du clergé et des élites catholiques en France va conserver longtemps une hostilité ou une méfiance profonde à l’égard des institutions et des principes hérités de la Révolution.

     Dans cette brève étude, nous allons essayer de montrer, et si possible d’expliquer, comment et pourquoi s’est produite cette fracture de l’Église en France. La Constitution civile du clergé et le serment d’allégeance à celle-ci sont à l’origine de la déchirure.

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La liance et les liances

Du biologique au philosophique

Marcel BOLLE DE BAL

Introduction

     La notion de reliance, conçue voici plus de quatre décennies, a été évoquée, voire utilisée par maints collègues, chercheurs, professeurs et animateurs, plus particulièrement par les sociologues Edgar Morin et Michel Maffesoli qui lui ont donné une audience internationale.

     Parler de re-liance suppose l’existence d’une dé-liance préalable. Aussi ai-je consacré de nombreuses réflexions à l’analyse du couple conceptuel déliance-reliance.

     Jusqu’au jour où voici bientôt trente ans, un de mes étudiants, lors de son examen oral (ils l’étaient tous à l’époque), m’a posé cette simple – et complexe – question : « S’il y a eu déliance, qu’y avait-il avant la déliance, qu’était-ce que l’état de pré-déliance ? » Question pertinente à laquelle je n’avais jamais songé auparavant. Un dialogue d’une dizaine de minutes nous a inspiré la réponse suivante, de commun accord : « la liance, bien évidemment » ; mais alors, comment la définir ? Si la reliance a été définie comme un rapport humain médiatisé, et en se distinguant d’elle, la liance, elle, sera définie comme « une « relation humaine non médiatisée », dont le premier exemple qui nous est venu à l’esprit est ce qui relie le fœtus et sa future mère, au sein de celle-ci.

     Depuis lors, je me suis contenté de reproduire, sans autre forme de procès ou d’approfondissement théorique, cette définition simple qui me paraissait évidente.

     Mais voici que, récemment, une de mes lectrices s’est intéressée à cette notion, et m’a proposé différentes définitions ou conceptions. Ce faisant, elle m’a incité – et je m’en réjouis – à remettre sur le métier mon ouvrage trop vite abandonné. D’où l’ébauche du texte et de l’analyse qui suivent. En ressort la constatation que la liance est un substantif qui, comme ceux d’amour et d’intelligence, par exemple, peut avoir plusieurs sens différents, plus ou moins complémentaires, que je tente de recenser.

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