1951

1951

Faut-il inscrire l’éducation à la vie affective dans le programme scolaire ?
Éliane DEPROOST et Jacques LEMAIRE 

Qu’est-ce que l’ÉVRAS ? 

La vie relationnelle, affective et sexuelle est un point central dans l’existence de l’individu et de la collectivité, tant dans la sphère sociale que privée. Elle se construit et s’établit tout au long de la vie. Elle est le fruit de l’interaction entre de multiples facteurs (biologiques, psychologiques, historiques, politiques, sociaux, juridiques, éthiques,…) porteurs de valeurs et de préconceptions mais aussi d’inégalités. Celle-ci est dès lors au cœur de nombreux enjeux parmi lesquels l’accès à la santé sexuelle est essentiel. La santé sexuelle est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme «  un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité ». Cet accès est aujourd’hui un droit, englobant la protection des droits sexuels et reproductifs, dont l’objectif est l’épanouissement des individus et la construction de sociétés égalitaires.

L’ÉVRAS est dès lors avant tout une éducation à la vie dans ses multiples dimensions (affective, émotionnelle, relationnelle, sociale, culturelle, biologique, sexuelle,…). Elle vise à éduquer l’enfant, la·le jeune, ou l’adulte, tant sur le plan de son développement relationnel que de son épanouissement personnel.

Par ailleurs, l’ensemble des expert·e·s s’accorde à dire que pour être efficace, l’ÉVRAS doit être dispensée de manière à la fois globale et transversale :

  • Globale : l’ÉVRAS doit être développée tout au long du cursus scolaire et ce dès la maternelle, en s’adaptant aux préoccupations, à l’âge et au niveau de maturité des élèves. Les thèmes à aborder dépendront donc de ces facteurs, de sorte à réellement accompagner les élèves dans leur évolution et maturation.
  • Transversale : l’ÉVRAS doit être prise en charge par l’ensemble des acteurs et actrices (équipe éducative de l’école, CPMS, PSE, parents, intervenant·e·s extra-scolaires, etc.) et doit être intégrée aussi bien dans les différents cours que dans les attitudes éducatives.

En raison de son rôle éducatif, l’école est en effet un lieu privilégié pour dispenser de l’ÉVRAS. Cet espace s’inscrit dans la sphère sociale et participe à la construction et au développement des individus. L’ÉVRAS s’inscrit d’ailleurs dans les missions de l’école. Mais celle-ci ne se limite pas au cadre scolaire. En effet, chacun·e a le droit d’accéder à des informations sur le vie relationnelle, affective et sexuelle à tous les stades de sa vie.

L’ÉVRAS, pour être menée effectivement dans le cadre scolaire et non scolaire, implique alors la mise en œuvre d’un processus de réflexion sur cette éducation au sein de chaque établissement. Ce processus se traduit par la mise en place d’actions concrètes et par l’identification de lieux-ressources tels que les Centres de Planning familial (CPF), les Centres PMS et les Services PSE. Il implique l’ensemble de la communauté scolaire, avec le soutien d’intervenant·e·s extérieur·e·s et doit être inscrit dans le projet global de l’établissement scolaire (voir infra).

Lien vers le site de l'ÉVRAS : https://www.planningsfps.be/



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