La Pensée et les Hommes – Accueil

Accueil

 

À suivre :

Nos prochaines visio-conférences en collaboration avec la Maison de la laïcité « Galilée » de Genappe et avec l'Extension de l'ULB : 

  • Mardi 22 décembre 2020 
    Le Jésus des hérétiques 

    Invité : Baudouin DECHARNEUX 
  • Mardi 19 janvier 2021
    John Knox et Marie Stuart – le prophète et la reine humiliée
    Invité : Patrick HANNOT
  • Samedi 13 mars 2021
    Surveiller et punir : actualités 
    Invité : Patrick SIMAR         
  • Samedi 24 avril 2021
    La formation de l’idée d’icône
    Invitée : Céline TALON
  • Mercredi 19 mai 2021
    Autorité et prestige des forgerons de la forêt du Kasaï (RDC)
    Invité : Jean Rogacien HIAMBA
  • Mercredi 16 juin 2021
    Mort imminente et culture 
    Invitée : Géraldine FONTAINE
 

 

 

 

 

 

Athéna

Pleine Lune

La Pensée et les Hommes parraine Athéna et Pleine Lune.

Nous vous invitons à découvrir L'Arche ASBL 
(http://www.larche-asbl.be/)

Centre de revalidation et d'hébergement pour animaux.

  

  

 Revue numérisée n° 11

Toile@penser

Le français et les Belges


La frontière linguistique vue par un historien

Hervé HASQUIN 
Président du Conseil d’Administration de l’ULB

 

En un quart de siècle, la Belgique aura connu une métamorphose extraordinaire. Entre 1962 et l’hiver 1988-1989, elle est passée du stade de l’État unitaire et centralisé à celui de l’État fédéral. Rappelons quelques étapes essentielles de cette mutation.

1° La loi du 8 novembre 1962 a fixé définitivement la frontière linguistique ; on a adapté en conséquence les circonscriptions administratives. Il n’est donc plus question que le tracé de la frontière linguistique fluctue au gré des recensements linguistiques décennaux. Le but avoue était de réaliser l’homogénéité linguistique de la Flandre et de la Wallonie, l’arrondissement administratif de Bruxelles, limite aux dix-neuf communes de l’agglomération, étant doté d’un statut bilingue.

2° La révision de la Constitution, en 1970, a reconnu officiellement l’existence de Communautés (à connotation linguistique et culturelle)  – article 59 bis  – et de Régions (à connotation économique)  – article 107 quater. Le Premier Ministre de l’époque, Gaston Eyskens, n’avait d’ailleurs pas manqué de souligner au Parlement l’importance de l’accord politique : « L’État unitaire, tel que les lois le régissent encore dans ses structures et dans son fonctionnement, est dépassé par les faits » (10 février 1970). Les unes et les autres se virent reconnaître l’attribution de compétences.

3° La révision de la Constitution de 1980 fit faire un pas supplémentaire à la fédéralisation du pays. Communautés et Régions virent leurs compétences s’accroître ; elles furent pourvues d’Assemblées délibérantes et d’Exécutifs responsables devant elles, et donc autonomes par rapport au gouvernement central ; ils sont autant d’organes de gouvernement et d’administration. Toutefois, la Région bruxelloise fut exclue du processus ; au terme des transformations intervenues en 1980, elle ne disposait toujours pas de statut et ses limites n’étaient pas encore définitivement arrêtées.

4° Une nouvelle étape fut franchie à l’occasion de la révision de la Constitution de 1988. Non seulement de nouveaux transferts de compétences furent décidés au profit des Communautés et des Régions, mais on créa la Région de Bruxelles-Capitale, limitée à l’arrondissement administratif de Bruxelles (dix-neuf communes) et dotée d’institutions propres (Conseil régional et exécutif) (loi spéciale du 12 janvier 1989). Enfin, contrairement aux mécanismes de financement de 1980 qui reposaient sur un système de dotations de l’État central au bénéfice des entités fédérées, la loi spéciale de financement des Communautés et des Régions du 16 janvier 1989 a instauré une large autonomie financière des composantes de l’État fédéral ; leurs ressources seront désormais étroitement liées à leur situation économique et démographique.

Pour en lire davantage, cliquez ici

 

La mormone de Jules Verne
ou l’opposé de la femme idéale

Baudouin DECHARNEUX 
Professeur à l’ULB 
Membre de l’Académie royale de Belgique

 

 

La mormone au détour du chemin

Relisant Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne (1871), je me suis attardé sur le chapitre XXVII du roman qui narre, avec une incontestable truculence, le passage du héros incontesté du livre, le Français Passepartout, bien sûr, et non l’extravagant Philéas Fogg, en Utah. Le lecteur n’ignore pas en effet qu’à la suite d’un pari entre des membres du Reform Club, Philéas Fogg y ayant soutenu en sa qualité d’honorable membre qu’il était possible d’accomplir le tour du monde en quatre-vingts jours, le gentleman et son serviteur Passepartout entreprirent cette aventure qui, pour l’époque, était un improbable exploit. Arrivés aux États-Unis, jeune nation fascinant les Européens, en général, et les Français, en particulier, des beaux esprits comme Montesquieu, Tocqueville ou Chateaubriand n’étaient guère étrangers au magnétisme ambigu qu’exerçait ce « monde sauvage » sur le vieux continent, nos Phileas et Passepartout, prirent le train express du chemin de fer pacifique reliant San Francisco à New York. « Autrefois, dit plaisamment Jules Verne, dans les circonstances les plus favorables, on employait six mois pour aller de New York à San Francisco. Maintenant, on met sept jours ». Autant dire qu’à un tel rythme, nos amis ne pouvaient caresser le rêve de s’attarder à chaque station et que les impressions ressenties lors de la traversée du pays des mormons ne pouvaient qu’être allusives. Or,il n’en est rien.

Pour en lire davantage, cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Pour vous abonner à nos Dernières nouvellescliquez ici.

         

                                #LaPenséeetlesHommes

 

 

Avec le soutien du ministère de la Communauté française
Association reconnue d'éducation permanente par la Communauté française

 



<< Octobre >>
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
  1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

 


2020 - REVUE 117

MIGRATION,
UNE APPROCHE HUMANISTE

117

 


2020 - REVUE 118

HOMO FABER 
ET L'AVENIR DU TRAVAIL

 

Design by panda - Powered by CMSimple-xh